FANDOM


Sand-glass-icon
Années 1980
Sardou 1983
Michel Sardou dans Cadence 3 le 29 juin 1983
 Période historique 1980-1989
 Années étudiées 1980 • 1981 • 1982 • 1983 • 1984
1985 • 1986 • 1987 • 1988 • 1989

Détail de la vie de Michel Sardou dans les années 1980[1].

Logo Clubsardou Source Clubsardou.com

1980 : premier coup dur Modifier

Début l'année 1980, Michel Sardou a un gros coup de fatigue. Les médecins lui diagnostiquent un cancer du sang ! Coup de massue ! Michel Sardou est assommé pendant quelques mois en début d'année 1980, puis décide de continuer comme si de rien n'était. Mais le cœur n'y est pas totalement, et l'album sorti en 1980 n'est pas un franc succès et ne rencontre pas le succès escompté.

D'ailleurs, aucune des chansons de ce dernier album ne deviendra un standard du répertoire de Michel Sardou. 1980 est donc une année entre parenthèses pour l'un des chanteurs français les plus adulés de son époque. Cependant, il assure une tournée d'été exceptionnelle et prête aussi sa voix pour l'enregistrement de la comédie musicale Les Misérables où il interprête en solo À la volonté du peuple et avec Claude-Michel Schönberg, Salvatore Adamo et Michel Delpech les titres Les Amis de l'ABC, La Nuit de l'angoisse et L'Aube du 6 juin.

1980.1  1980.2  1980.3

Il y a néanmoins deux perles sorties en 45 tours uniquement : K7 et Si j'étais et dont les enregistrements ont de nombreuses années été difficiles à trouver sur d'autres supports.

1981-1986 : la renaissance du phénix Modifier

1981.1  1981.2  1981.3

Après deux années de chansons moins marquantes dans son répertoire (même si l'artiste est toujours extrêmement populaire), et après avoir découvert que le cancer du sang que les médecins lui avaient décelé en 1979 n'en était finalement pas un, Michel Sardou revient en 1981} avec un nouvel album de chansons qui le relance pour toutes les années 1980 !

L'album de 1981 est un succès immense, si ce n'est le plus grand, de la carrière de Michel Sardou. Il ne contient rien de moins que les tubes Les Lacs du Connemara (dont la composition fait l'objet d'une célèbre anecdote d'un synthé ayant trop chauffé sur la plage arrière de la voiture de Jacques Revaux pour les cornemuses), Être une femme (qui passe dans les 'boums' et sera même remixé officiellement en 1997 par le fan-club), et Je viens du sud (repris dans les années 2000 par Chimène Badi). Mais aussi Les Noces de mon père, un superbe texte en hommage à Fernand Sardou sur l'air de Je viens du sud.

Au cours de l'année, Michel n'a pas oublié son public puisqu'il le convie au Palais des congrès de Paris du 16 avril au 12 mai 1981 puis en tournée d'automne en octobre/novembre en province.

1982.1  1982.2  1982 - Le Bourgeois Gentilhomme

En 1982, la popularité de Michel Sardou s'affirme davantage avec la sortie du tube Afrique adieu, qui fera même l'objet d'un maxi 45 tours, avec une version de 6 minutes 38 et une version courte pour les radios, une première ! L'album de 1982 contient quant à lui une chanson souvent reprise en concerts : Il était là en hommage à son père Fernand ainsi qu'un sketch émouvant sur Comme d'habitude qu'il a enregistré avec sa mère Jackie en plein enregistrement d'un spectacle en public.

En parallèle à ces sorties discographiques, Michel enregistre la chanson du film Le bourgeois gentilhomme de Roger Coggio intitulée L'Argent'' qui demeure une comète dans sa discographie déjà très bien remplie.

Affiche ete 15 ans  Olympia fanclub 1982

L'année 1982 marque aussi les vrais débuts de Sardou comme acteur dans le film L'Été de nos quinze ans de Marcel Jullian. On peut cependant noter deux dates intéressantes en 1982 : tout d'abord, en mars, avec le changement de coupe de cheveux. Exit les longs cheveux bouclés des années 70, voici la coupe courte "moderne". Puis, le 26 juin, un concert spécial Fan-Club à l'Olympia, avec la famille au premier rang. L'Olympia, salle qu'il n'avait plus parcouru depuis 1976 et qu'il ne retrouvera qu'en 1995 !

1983.1  1983.2  1983.3  1983.4

L'année 1983 commence sous les meilleurs auspices car Michel est au Palais des congrès de Paris du 14 janvier au 28 février, après un concert de préparation à Besançon le 30 novembre 1982.

Puis les tubes s'enchaînent désormais tous les ans depuis 1981 avec un nouvel album qui ne contient pas moins que les standards Vladimir Ilitch (à la fois hommage aux idéaux de Lénine et réquisitoire contre le régime communiste, qui fera à nouveau polémique), Les Yeux d’un animal et l'incontournable L'An mil co-écrite avec Pierre Barret, mari disparu trop tôt de Mireille Darc, amie de longue date de Michel (rappelez-vous le duo Requin chagrin en 1975). Ce dernier titre est devenu une chanson phare du répertoire de Michel Sardou, faisant toujours l'objet de jeux de lumières somptueux sur scène.

En 1983, Michel Sardou enregistre aussi trois chansons en duo avec son amie Sylvie Vartan, qui sortent en vynile, et dont ils font la promotion à la télévision.

Paris-Dakar 1984

En janvier 1984, Michel participe pour la première fois au Paris-Dakar avec Jean-Pierre Jabouille, mail il abandonne dans le Ténéré.

1984.1  1984.2  1984.3  1984.4

Après cette mésaventure africaine, Michel retourne vers la chanson et pas une nouvelle année sans nouvel album. En effet, en 1984, sortie de l'album Io Domenico qui contient notamment la chanson Rouge reprise de nombreuses fois en concert. Mais aussi d'un 45 tours avec la chanson Los Angelien, qui, pendant de longues années, n'a été disponible que sur ce disque sans réédition.

Parallèment, Michel défend l'école libre avec Les Deux Écoles qui évoque l’opposition école libre / école publique au moment du projet de loi Savary et défile même avec son fils Romain en tête du cortège lors de la manifestation en France, avec une couverture du magazine Paris-Match le 6 juillet. Également sur cet album, le titre Parce que c’était lui, parce que c’était moi, très connu du grand public, et Délire d’amour mis en avant lors de la promotion de l'album.

Michel Sardou est en tournée de février-mars et octobre-novembre 1984, avec un concert du fan-club le 6 octobre 1984 à Levallois-Perret en région parisienne. Cette tournée est peu connue car aucun enregistrement audio ni vidéo n'a été commercialisé, mais il existe une version spécifique du programme de concert de cette tournée (le livre-programme vendu lors des spectacles). Mais Michel continue d'être sur les routes pour des concerts.

1985.1  1985.2  1985.3  1985.4

En janvier 1985, Michel Sardou participe pour la deuxième (et dernière) fois au Paris-Dakar, avec Jean-Pierre Jabouille. Ils sont troisième au classement quand le moteur de leur Lada lâche en plein désert, et ils attendent plusieurs heures l'hélicoptère de Thierry Sabine pour les récupérer. Déception, mais aussi une superbe aventure.

À son retour en France, il participe à l'émission TV Le Jeu de la vérité, émission culte de Patrick Sabatier dans les années 1980. Michel répond sans détour aux questions des téléspectateurs. Puis, du 6 février au 28 mars 1985, Michel Sardou se produit au Palais des congrès de Paris.

Et comme chaque année, de nouvelles chansons ! Dont une chanson culte : Chanteur de jazz, mais aussi 1965, un titre autobiographique très apprécié du public puisque Michel évoque la mort tragique de son père.

Consécration suprême : le 30 novembre, c'est une émission entière qui lui est consacrée en début de soirée (prime-time) sur Antenne 2 !

1986.1  1986.2  1986.3

En 1986, le public fait un triomphe à Musulmanes, nouvelle chanson de Michel Sardou qui évoque, sur fond de "youyous", les femmes voilées pour ne pas être vues, jetant un regard amer sur la condition de la femme dans les pays arabes. Pourtant ce titre, qui se veut avant tout un hommage aux femmes arabes, fera par ailleurs l'effet d'un démenti aux suspicions de racisme qui avaient pu planer sur lui, tout comme Le Privilège (1990) sera perçu comme un démenti aux accusations d’homophobie portées à son égard. Malgré ce malentendu, cette chanson fait l'objet d'un des clips les plus réussis et aboutis de Michel Sardou (avec Loin en 2004), signé Philippe Bensoussan. La chanson recevra d'ailleurs la Victoire de la Musique de la Meilleure Chanson de l'année début 1987. Au sujet de Musulmanes, Michel déclarera le 26 novembre 2012 : « Je regrette que des gens bruyants stigmatisent une communauté à des fins électoralistes. J'avais écrit Musulmanes pour rendre hommage à une civilisation, une culture déjà montrée du doigt à l’époque. Mais là, ça devient dément. »[2]

Sur l'album sorti la même année, on découvre la chanson préférée de son fils cadet Davy : L'Acteur. Chanson qu'il chantera d'ailleurs lors de la 1Modèle:Ère cérémonie des Molières l'année suivante en mai 1987.

Jusqu'à fin mars 1986, Michel continue sa tournée commencée en 1985, avec quelques petites variantes dans le programme de concert vendu en salle.

1987-1989 : une popularité toujours croissante Modifier

1987.1  1987.2  1987.3  1987.4

1987 est l'année de sortie du film Cross tourné au Portugal en 1986. Le film ne rencontre pas le succès attendu, mais Michel continue de faire ses armes en tant qu'acteur après son second rôle dans L'Été de nos quinze ans en 1982.

1987 est aussi l'année de nouveaux concerts qui débutent au Palais des Congrès de Paris du 9 janvier au 1 mars, suivis d'une tournée. Étrangément, cette année ne voit pas la sortie d'un album pour la première fois depuis plus de 10 ans, mais un nouveau 45 tours : Tous les bateaux s'envolent (qui sera bien classée au Top 50) et Laisse-toi prendre.

Fort d'une popularité à son sommet, TF1 confie à Michel Sardou les rènes d'une émission spéciale Sardou fait la Une diffusée le 11 décembre. Christian Clavier est à ses côtés pour présenter l'émission. Il chante 12 chansons, fait un sketch avec Guy Bedos, invite ses amis dont Alain Delon, fait un duo texte/chanson émouvant avec Bernard Blier...

Huit jours plus tard, le 19 décembre, Michel Sardou obtient la reconnaissance de ses pairs en recevant aux Victoires de la musique la Victoire de la chanson originale pour Musulmanes.

1988.1  1988.2  1988.3  1988.4

A partir de 1987, Michel Sardou commence à alterner les années Albums et les années Concerts. Tournée en 1987, donc nouvel album en 1988 avec comme titre phare La même eau qui coule. Mais aussi Attention les enfants... danger dont il tourne un clip avec son fils Davy !

Il continue à enchainer les plateaux télé, chante La Marseillaise a cappella à Roland-Garros, participe pendant une semaine à un Avis de recherche de Patrick Sabatier, et finit l'année dans une émission spéciale Disneyland Floride, où il a depuis plusieurs années pris ses habitudes de vacances avec Babette.

1989.1  1989.2  1989.3  1989.4

Nous pouvons considérer 1989 comme l'une des années les plus remplies pour Michel Sardou ! Tout d'abord, son premier passage au Palais Omnisport de Paris-Bercy (devenu AccorHotels Bercy Arena en 2015), salle qu'il remplira 91 soirs entre 1989 et 2012 !!! Michel Sardou se produit à Bercy du 11 au 29 janvier 1989, suivi d'une tournée jusqu'à fin mars. Il y chante Un jour la liberté qui clôture le spectacle avec plus de 100 figurants et une mise en scène de Robert Hossein. La chanson a été écrite spécialement pour le bicentenaire de la Révolution francaise, avec Pierre Barret, historien et mari de son amie de toujours Mireille Darc. Le concert n'aurait pas été filmé pour des problèmes de droits d'auteur sur la scène finale à Bercy.

En février 1989, il participe à la chanson caritative de Charles Aznavour Pour toi Arménie, parue quelques mois après le séisme du 7 décembre 1988 ayant violemment frappé l'Arménie. Il y interprète un couplet entier.

La même année en novembre, il participe à la première Tournée des Enfoirés avec ses amis Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Véronique Sanson et Jean-Jacques Goldman, au profit des Restos du cœur association caritative créée par l'humoriste Coluche, disparu en 1986.

Toujours en 1989, il ré-enregistre certaines de ses premières chansons de l'ère Barclay dans un album intitulé Sardou 66 et sortie du livre La moitié du chemin qui contient des textes de chansons avec, pour chaque chanson, un mot de Michel.

En novembre 1989, c'est la sortie de la toute première intégrale CD en forme de pyramide de couleur bordeaux (même si cette intégrale était incomplète, elle reste une pièce collector de nos jours)

Références Modifier

  1. Source clubsardou.com
  2. Éric Mandel, « Michel Sardou : "Je suis un anarchiste qui paye ses impôts" », dans Le Journal du dimanche le 26 novembre 2012